Je me disais que vous refiler deux trois astuces sur le backpacking en, presque, toutes conditions ca pouvait en interesser une ou deux...
Je n'aborderais tres probablement pas tous les themes, juste ceux qui me viennent a l'esprit.
Bye bye,
ZB
samedi 31 juillet 2010
Partie de Paris le 15/09/2009
Londres / Bangkok/ Yangoon - Birmanie/ Kalaw/ Inle Lake/ Mandalay/ Hsipaw/ Mandalay/ Bagan/ Yangoon/ Bangkok - Thailande/ Delhi - Inde/ Agra/ Varanasi/ Salauni/ Pokara - Nepal/ Katmandou/ Salauni/ Gorakpur - Inde/ Delhi/ Ajmer/ Pushkar/ Udaipur/ Ranakpur/ Jodpur/ Ajmer/ Dehli/ Kuala Lumpur - Malaisie/ Melaka/ Kuala Lumpur/ Pulau Penang/ Pulau Langkawi/ Kuala Lumpur/ Johor Baru/ Kota Kinabalu/ Tauwau/ Mont Kinabalu/ Kota Kinabalu/ Jakarta - Indonesie/ Yogyakarta/ Probolo/ Mont Bromo/ Probolo/ Denpasar/ Kuta/ Sanur/ Amed/ Sanur/ Uluwatu/ Kuta/ Gili Trawangan/ Sengigi/ Kuta Lombok/ Sengigi/ Pulau Moyo/ Gili Rinca/ Gili Komodo/ Labuan Bajo/ Bima/ Mataram/ Sengigi/ Denpasar/ Ubud/ Kuta Bali/ Kuala Lumpur - Malaisie/ Hong Kong/ Los Angeles - USA/ San Salvador – El Salvador/ Suchitoto/ San Salvador/ Managua - Nicaragua/ Barranca – Costa Rica/ Puntarenas/ Santa Teresa/ Pavones/ Bahia Drake/ Uvita/ Santa Teresa/ Cahuita/ Bocas del Toro - Panama/ Panama City/ Miami - USA/ Bogota - Colombie/ Cartagena de las Indias/ Medellin/ Salento/ Bogota/ Lima - Perou/ Sao Paolo - Bresil/ Ilha Grande/ Rio de Janeiro/ Salvador de Bahia/ Imbassai/ Salvador de Bahia/ Lencois/ Vale do Capao/ Salvador de Bahia/ Rio de Janeiro/ Foz da Iguacu/ Cuidad del Este - Paraguay/ Foz da Iguacu - Bresil/ Puerto Iguazu - Argentine/ Buenos Aires/ Mendoza/ Salta/ Valle de Lerme/ Salta/ La Quiaca/ Villazon - Bolivie/ Tupiza/ San Pedro/ Uyuni/ Tupiza/ Villazon/ La Quiaca – Argentine/ Humahuca/ Purmamarca/ Salta/ Cordoba/ Buenos Aires/ Londres/ Dar Es Salaam – Tanzanie/ Zanzibar Town/ Nungwi/ Dar Es Salaam/ Arusha/ Lake Manyara/ Serengeti/ Ngoro- Ngoro/ Arusha/ un village paumee chez les massai/ Arusha/ Dar Es Salaam/ Mbeya/ Karonga – Malawi/ Chitimba/ Livingstonia/ Nkata Bay/ Lilongwe/ Lusaka - Zambia / Livingstone/ Kasane – Botswana/ Okavango Delta/ Baines bay/ Maun/ Audi Camp/ Johannesburg – Afrique du Sud/ Windoeck – Namibie/ Swakopmund/ Cape Cross Miles 108/ Hentis Bay/ Brandburg/ Twysfelsfontein/ Opuwo/ Epupa Falls/ Opuwo/ Waterburg Park/ Swapkomund/ Sosslussvei/ Keetmanshoop/ Hobas/ Fish River Canyon/ Ai-Ais/ Keetmanshoop/ Johannesburg - Afrique du Sud/ Kruger Park/ Komatiport - Mozambique/ Maputo/ Xai-Xai/ Tofo/ Maputo/ Johannesburg – Afrique du Sud/ Londres – UK/ Paris - France.
Le 11 Aout 2010 je suis a Jo'burg…
Le 11 Aout 2010 je suis a Jo'burg…
Les histoires d’amours…
Au début de mon voyage, je me sentais plutôt Masha Meryl un soir de grande audience. Et puis les choses ont évolué, les gens, les mecs surtout, me racontaient moins leurs peines de cœur, on riait plus et parlait d’autres choses.
Et puis j’ai fait la connaissance de ce couple belge vivant en Afrique. Une histoire d’amour, cliché peut être, de celle qui vous rend heureux pour eux. Même si cela n’a absolument aucune incidence sur votre vie, si ce ne sont que des bribes de temps partagées autour d’une table, la contagieuse tendresse qu’ils dégagent vous offre le plaisir gratuit de les voir amoureux.
Ils se sont connus gosses, ont grandis ensemble dans un Congo chahuté, meilleurs amis toujours, partageant tout, surtout ses peines de cœur à elle, qui le blessent tout autant finalement. Il s’est rendu compte que ce n’est pas sa meilleure amie mais la femme de sa vie. Il serre les dents, supporte et console cœur brisé après cœur brisé. Tout plutôt que de lui tourner le dos et risquer de la perdre.
Jusqu’au plus beau jour de sa vie, a elle. Auquel il n’assiste pas, comme il ne donnera pas sa bénédiction sur le choix du futur mari lorsqu’elle lui posera la question. Ce jour la il coupera les ponts pour faire sa vie de l’autre coté de la rive.
Vingt ans passent sans qu’ils ne sachent rien de l’autre, les couples vivent, et puis meurent.
Par un beau matin de printemps ou un sombre après-midi de novembre, qu’importe, elle l’appelle. Pour lui dire qu’elle est seule et pense à lui. Lorsqu’a sa question « est-ce que tu es malheureuse ? » elle répond « oui » il raccroche satisfait.
Pour la rappeler, l’épouser, et la trainer dans les montagnes russes géantes d’une vie d’expatriés surpeuplée d’aventures qui en auraient fait divorcer plus de la moitié.
Mais non, en pleine guerre civile elle part le chercher, suivie d’officiers armés résignés à ne pas la laisser y aller seule, retourne leurs fusils contre les militaires, passe des nuits perdue au milieu de la jungle des territoires occupés attendant qu’il vienne la récupérer et milles autres histoires à dormir dehors.
Et même après tout ca il a encore la candeur de se cacher comme un gosse quand, a 40 ans bien passés, il fume son premier pétard et se retrouve malade comme un chien, affalé dans les toilettes, tête collée sur vieux tapis de bain. Non elle ne le verra pas comme ca !!
Ils n’eurent pas beaucoup d’enfants, passèrent par tous les échelons sociaux mais restèrent perches chaque jour sur le même nuage amoureux.
Et m’ont fait rire, mais rire, a raconter toutes leurs histoires les yeux brillants de fierté d’avoir partagé ces moments.
… ne finissent pas toujours mal.
En souhaitant à tous les amoureux de l’être du lever au coucher du monde.
vendredi 23 juillet 2010
Twyfelfontein, ou l’origine du sms
Poursuivant notre petite épopée dans le Damaraland, cap sur Twyfelfontein (je suis toujours incapable de prononcer les noms Namibiens correctement) un des sites de peintures rupestres les plus riches d’Afrique.
Sur le chemin, les plaines désertiques sont zébrées de collines aux crêtes obscures. Les paysages étant si surréalistes parfois que cela me fait penser a de gigantesques hyènes tapies la depuis des lustres, prêtes à bondir sur une proie qui ne serait jamais passé. Est il utile de mentionner la profonde perplexité des visages de Dave & Co que je le dis a voix haute? Je suis sure que le matin ils font un vote secret entre partir sans moi et me garder pour se sentir plus normaux!!
Les peintures tournent autour des mêmes thèmes qu’a Brandberg: avertissement de la présence d’animaux dangereux, indication des points d’eau, avec le petit plus que les messages sont signés. Le trait est confus et il est impensable de mettre un nom sur l’auteur -on est trèèèèèès loin de l’affichage du numéro- mais l’intention y est:
Et pour continuer dans la veine artistique, petit tour a Organ Pipes, ou la nature dessina les roches comme Manhattan les architectes.
Ineffable Epupa Falls
La frontière avec l’Angola.
3 continents, les chutes d’Iguaçu, les chutes Victoria, des chutes en veux-tu en voila de la Birmanie a la Tanzanie, les plus importantes en termes de volume, de taille, de hauteur... Tant et si bien qu’à la fin une chute d’eau ben c’est comme ta baignoire mais en plus grand. Pas de quoi défriser un caniche.
Pour commencer, le trajet d’Opuwo a Epupa. On nous avait dit qu’avec notre ch’tite berline normale et citadine c’était absolument impossible d’y arriver. Poulaillers (a ce stade c’est plus du nid de poule), lits des rivières, pierres, hasardeux approvisionnements des stations service sur la route (des gens m’ont dit avoir du faire 200km pour remplir leurs jerricanes) conditions climatiques… on nous donnait pour dévorés par les vautours en moins d’un jour a 10 vs 1.
Et ben que nenni monsieur !! J’ai peut être un peu tapé le bas de caisse ou le pare choc, ou les deux, suis partie en crabe dans les lits de rivières, et j’en passe mais a 50/h on y est arrivés entiers voiture comprise !
Ca c’est pour l’office du tourisme a pigeons qui voulait gentiment nous organiser la journée a 1200 dollars nbs/ tête au lieu des 100 de carburant que ca nous a couté… nous aurait pris pour des pâtés que ca me surprendrait pas.
Pour en revenir a ma poétique image canino-capillaire : la je lui en aurais fait un lissage japonais au fien-fien.
Tente plantée porte face aux collines d'Angola, de l’autre cote du fleuve, pas sous les cocotiers c’est dangereux. Je savoure le coucher de soleil depuis les hauteurs de la terrasse avec pour B.O le murmure de l’eau. C’est koi ce ki diz au club de la mer médiane ? Le bonheur si je veux ? Hum, ici pas le choix, on est heureux, même malgré soi.
Idyllique promenade. Au fur et à mesure l’oasis parsemée de baobab et bordée par la jungle se transforme. Tels des sentinelles, les baobabs s’accrochent aux falaises et donnent a ce paradis une touche immortelle. Les cascades se multiplient avec les affluents, et des bouillonnements il ne reste qu’un apaisant bruissement pour animer les plages désertes.
Dave est perché sur la colline depuis ½ heure déjà, je pars le rejoindre pour voire s’il va bien. Il va bien, très bien même. Une seule chose me reste à faire pour le rejoindre définitivement : me retourner sur le paysage, m’asseoir en paix et me laisser envahir par l’indescriptible. Effleurer la plénitude, sentir l’étrange chose qu’à elle seule la nature puisse vous rendre amoureux.
Je tente mais les mots restent faibles, c’est trop intense et unique. Je souhaite seulement que chacun d’entre vous puisse avoir le bonheur de l’expérimenter un jour.
J’ai souvent eu comme question « est ce qu’il n’y a pas des fois ou tu aimerais partager ce que tu vis avec tes proches plutôt qu’avec des gens que tu connais a peine? » la réponse est oui mille fois oui. Même si ce n’est pas la majorité des situations, il est des moments ou le plus beau serait d’avoir quelqu’un que j’aime a mes cotés. Celui la en est un, alors a défaut de présence me restait la voix.
3 continents, les chutes d’Iguaçu, les chutes Victoria, des chutes en veux-tu en voila de la Birmanie a la Tanzanie, les plus importantes en termes de volume, de taille, de hauteur... Tant et si bien qu’à la fin une chute d’eau ben c’est comme ta baignoire mais en plus grand. Pas de quoi défriser un caniche.
Et ben que nenni monsieur !! J’ai peut être un peu tapé le bas de caisse ou le pare choc, ou les deux, suis partie en crabe dans les lits de rivières, et j’en passe mais a 50/h on y est arrivés entiers voiture comprise !
Ca c’est pour l’office du tourisme a pigeons qui voulait gentiment nous organiser la journée a 1200 dollars nbs/ tête au lieu des 100 de carburant que ca nous a couté… nous aurait pris pour des pâtés que ca me surprendrait pas.
Tente plantée porte face aux collines d'Angola, de l’autre cote du fleuve, pas sous les cocotiers c’est dangereux. Je savoure le coucher de soleil depuis les hauteurs de la terrasse avec pour B.O le murmure de l’eau. C’est koi ce ki diz au club de la mer médiane ? Le bonheur si je veux ? Hum, ici pas le choix, on est heureux, même malgré soi.
Idyllique promenade. Au fur et à mesure l’oasis parsemée de baobab et bordée par la jungle se transforme. Tels des sentinelles, les baobabs s’accrochent aux falaises et donnent a ce paradis une touche immortelle. Les cascades se multiplient avec les affluents, et des bouillonnements il ne reste qu’un apaisant bruissement pour animer les plages désertes.
Dave est perché sur la colline depuis ½ heure déjà, je pars le rejoindre pour voire s’il va bien. Il va bien, très bien même. Une seule chose me reste à faire pour le rejoindre définitivement : me retourner sur le paysage, m’asseoir en paix et me laisser envahir par l’indescriptible. Effleurer la plénitude, sentir l’étrange chose qu’à elle seule la nature puisse vous rendre amoureux.
Je tente mais les mots restent faibles, c’est trop intense et unique. Je souhaite seulement que chacun d’entre vous puisse avoir le bonheur de l’expérimenter un jour.
J’ai souvent eu comme question « est ce qu’il n’y a pas des fois ou tu aimerais partager ce que tu vis avec tes proches plutôt qu’avec des gens que tu connais a peine? » la réponse est oui mille fois oui. Même si ce n’est pas la majorité des situations, il est des moments ou le plus beau serait d’avoir quelqu’un que j’aime a mes cotés. Celui la en est un, alors a défaut de présence me restait la voix.
mardi 20 juillet 2010
Brandberg Mountain
La Namibie est une succession de paysages tous plus surprenants et spectaculaires les uns que les autres. Au volant, j’emmène mes 3 petits camarades au travers des plaines désertes et inhabitées du pays, la voiture au beau milieu des routes de sel, une sensation d’être seuls au monde et libre comme l’air me monte depuis le fond des entrailles pour s’insinuer dans les plus petits recoins de mon organisme et prendre le contrôle sur la tête. Ivresse diablement douce. Se sentir la première à poser les yeux sur les collines faisant place aux plats infinis, et au détour d’un virage planter là la voiture au frein a main. Hypnotisée par le décor, descendre et me laisser envahir par les lieux. Aucun pays ne m’avait fait cet effet la.
Brandberg Mountain est le sommet le plus élevé du pays, l’environnement est magique du plateau abrite un millier de peintures rupestres. Ici encore, c’est un wouah. Au gré des serpentins du chemin entre rochers rouges et ocres, la lune, en blanche compagne du soleil, sort d’entre les nuages pour se suspendre par un fil invisible, au dessus des crêtes. L’homme en a peut être rêvé, mais n’aurait jamais pu le créer.
Entre deux chapitres de sa vie de femme trompée, partie, jeune mère célibataire, revenue puis retrompée, et j’ai fini par n’y rien comprendre. Bref, elle nous explique les réalisations et significations des peintures rupestres du site. Le blanc c’est de la coquille d’œuf, le rouge du sang…
Le personnage principal du tableau est « The White Lady », en fait un chaman pas une sorcière. Entourée de toute la faune locale, il semble danser avec les oryx ou les mener quelque part, mais difficile de dire ou. La guide a bien une idée, mais à ce niveau j’ai des doutes. C’est comme les interprétations des génies disparus tiens. Qu’est ce qui me prouve qu’il a sombré dans la mélancolie a la mort de sa mère et pas a la perte de ses baskets fétiches le poète hein? Si ca fait 6 siècles qu’il est mort et n’a jamais rien dit là-dessus?? Bah voila, une peinture rupestre de 2500 ans, je veux bien de l’analyse mais l’interpréter, ca sent le capilotractage caractérisé moi je dis. Passons.
Ces peintures mystiques devait leur attribuer la puissance et les qualités de l’animal associé a l’être, ou en cas de simple dessin de bebêtes, avertir les prochains de la présence de la dessinée bête dans les parages. Est-ce que ca marchait ? Pour le signalement certainement, pour les pouvoirs, a voir. Ceci dit aujourd’hui certains semblent encore assez versés dans ce genre de croyances.
Un petit morceau d’histoire qui fait relativiser nos petits soucis logistiques quotidiens. Les bushmen qui vivaient la autrefois n’avaient d’autres options que d’installer leurs camps en hauteur et de façon a voir toutes les voies d’accès, en cas de menaces. A l’abri du vent si possible pour le feu, pas trop loin de la végétation pour le gibier, mais pas trop près non plus des fois qu’un gros chat ai faim lui aussi.
Dois-je préciser que la promenade suit les traces relativement fraiches d’un guépard, rythmée par les rappels de ne pas marcher dans l’herbe a cause des serpents ?
Je vous laisse la, faut je réponds a ma question existentielle du jour : qu’est ce que je mets comme sauce dans la salade : césar ou moutarde ??
samedi 17 juillet 2010
On the way to Skeleton Coast
Après notre après-midi “nage avec les otaries”, c’est soirée “plante ta tente sur la plage”.
« Miles 108 », inratable camping : il n’y a que ca a des kilomètres a la ronde. Une maison isolée fait figure de réception, superette et robinet.
La bonne nouvelle âpres une journée de voiture au bord de la mer c’est qu’on te dise qu’il n’y a pas d’eau. Bah voila, les toilettes sèches on connaissait déjà, mal entretenues ca sent mauvais et nécessite une certaine aptitude à se passer de lumière. En même temps il fait super froid et il y a un vent à déplumer un coq. Alors la douche ce soir c’est pas très grave, le soleil couchant nous réchauffe suffisamment la vue et les sens.
La plage est sans fin a droite comme a gauche, la mer en furie, et le vent attaque sévèrement les capacités du camping-gaz.
Mais pas celles de dormir comme un ange rêvant d’étoiles.
Le lendemain dimanche, retour sur la route de Skeleton Coast, parc national, pas ou prou d’infrastructures, basse saison, cela devrait tranquillement joli. Et ca l’est, après avoir passé les portes surmontées de cornes de Buffalo, l’histoire met sur notre chemin une épave de navire échoué, la nature nous offre un espace sans limites, ensoleille, personne devant, personne derrière.
Et c’est bien le problème. 10km après l’entrée du parc l’accélérateur ne répond plus. C’est dans le vide, et aucun n’a la moindre idée de mécanique, sauf si ouvrir les portières et le coffre est considéré comme mécanique).
Mes petits compères veulent continuer vers le nord. Quelques 40km plus haut, et je trouve que c’est pas une bonne idée. Autant n’avoir à en marcher que 10, enfin ce que j’en dis. 1 ou 2 km plus tard le Saint Esprit ne s’est toujours pas penché sur notre cas : on demanderait pas de l’aide la?
Une première voiture s’arrête, pleine de bonne volonté, mais ca ne fait pas avancer le schmilblick (oh dis donc le correcteur d’orthographe ne dit rien pour schmilblick). Une seconde s’arrête et nous apprend que notre réservoir de liquide de direction est vide (jusque la personne n’avait songé à ouvrir le capot…) et qu’il n’y a aucun garage a moins de 50km au nord.
C'est l'information qui met tout le monde d’accord : demi-tour toute, retour aux portes du parc, a 2/h, je vais plus vite en footing.
Ave une douche et la lumière : c’est grand luxe!!
La journée se passe à attendre l’avis du garagiste, qui se révèle incapable de savoir ce qui ne va pas => une fois le liquide de direction remis à niveau, toujours rien. Faut changer la voiture qui disent. Mais on l’aura que demain qui disent aussi. Poisse, poisse et super poisse, collés encore un jour dans ce bled qu'on dirait un village bizarre des films américains nullasses : un de ceux paumés ou les visiteurs ne sont bienvenus qu’a très court terme. Par ce que les habitants cachent un secret qu’ils ne veulent voire révéler au monde a aucun prix (genre ils mangent les vieux ou se transforment en caniche a la nuit tombée). Alors les fouineurs, ils les zigouillent. ZAC !
Les gens sont gentils hein, mais c’est l’impression qui se dégage du coin, et Dave est du même avis que moi, c’est que je dois avoir raison. Hihi
On a enfin récupéré une voiture, la voiture à 20h00 pour 13h00. Alors avant de prendre la route a 7h00 demain matin c’est diner billard / pizzas. Youuuuh c’est la fête !! Pendant laquelle Lizle apparaît au bar.
Lizle est une amie de Nico, et c’est le hasard total qui fait que l’on se retrouve au même endroit. Cool, souriante, elle connaît le barman et la moitié des clients.
Oups, de cocktail en bière en show de nain de jardin des amis de Lizle en je ne sais plus quoi il est 6h30 du matin. On va p’tet y aller la hein.
Pour trouver Dave (parti se coucher plus tôt le petit joueur) en pyjama a tourner dans tous les sens par ce qu’il a oublié pull & passeport au bar… Hey Dave, la pêche ? ;)
Bon, soyons transparent, après ca le départ a 7h00 c’était dans le lu la tortue. Mais la soirée fut fort bonne ma foi, et juste au cas où on l’aurait oublié on est en vacances.
Remise en place neuronale, récupération des papiers de Dave, et départ pour. Pour ou déjà ? ah oui Brandberg Mountain, Damaraland, le plus haut sommet de Namibie. Attention les yeux !
jeudi 15 juillet 2010
Ce n’est que le début
Swakopmund, ou les vagues de l’Atlantique le disputent au désert.
Incroyablement beau vu de la terre, du ciel c’est comment ?
12h00, a l’aérodrome avec Nico, les combinaisons s’enfilent, les harnais s’ajustent, assise a la porte de l’avion, l’hélice tourne, décollage.
Le survol de la cote nous révèle un horizon ou s’entremêlent ciel, océan et dunes pour se perdre en une vapeur blanche. Le lagon devant, de chaque cotés le désert se jette dans la mer, je n’ai jamais vu ca. Une foret tropicale, les touffes d’herbes des Landes, les constructions, toujours il y avait quelque chose entre le sable et l’eau.
Ici rien, un territoire absolument vierge a quelques kilomètres seulement de la ville. Sous les ailes de l’avion c’est une mer de sable, aux dessins dont seule la nature a le secret.
Jaune sable, orange, bleu ciel, bleu mer, jaune soleil, les couleurs sont simples, d’autant plus belles.
Malgre le froid, il n'y a pas de porte a l’avion, je plaide coupable a l’accusation de récidive d’émerveillement béat !
12h20, l’instructeur nous envoie en l’air à 3000 mètres.
250km/h en chute libre, concentré d’adrénaline, paysages, mon visage déchire l’air, ouverture, descente, un pur chaos de sensations fortes.
12h25, on atterri, l’adrénaline continue sa course dans mes veines. Infini, inoubliable, splendide, grisant. Les mots sont faibles, presque a en amenuiser la force des emotions... Il vous faudra sauter pour savoir ce qu’est le parachutisme.
Le lendemain matin, petit déjeuner léger : j’ai sandboarding, comme du snowboard mais sur sable. Toujours pour cause de pied bof, je prends l’option allongé et passe tristement des planches de snow a celles de contreplaqué, bouhh.
Coool ! C’est comme sur un tapis volant, mais en planche glissante.
Allongée sur ma planche, j’en relève le devant et me jette dans la pente des dunes !! Ne poser les pieds que pour contrôler la trajectoire, lever le nez, c’est énorme, la sensation de vitesse est excellente, le défilé en accéléré des grains de sable sous mes yeux, c’est génial !! Youuh, a raz du sol je glisse a toute bombe, je décolle sur les petites bosses, et m’en prend plein la figure, les oreilles, me gamelle sur un arrêt raté ! Oups, j’ai du mal relever le bord, ou le lâcher, mais d’un coup cas ma planche part en crabe, je perds le contrôle, me renverse, tonneaux, pour m’immobiliser a un bras des graviers. Schiuu…
Incroyablement beau vu de la terre, du ciel c’est comment ?
12h00, a l’aérodrome avec Nico, les combinaisons s’enfilent, les harnais s’ajustent, assise a la porte de l’avion, l’hélice tourne, décollage.
Le survol de la cote nous révèle un horizon ou s’entremêlent ciel, océan et dunes pour se perdre en une vapeur blanche. Le lagon devant, de chaque cotés le désert se jette dans la mer, je n’ai jamais vu ca. Une foret tropicale, les touffes d’herbes des Landes, les constructions, toujours il y avait quelque chose entre le sable et l’eau.
Ici rien, un territoire absolument vierge a quelques kilomètres seulement de la ville. Sous les ailes de l’avion c’est une mer de sable, aux dessins dont seule la nature a le secret.
Jaune sable, orange, bleu ciel, bleu mer, jaune soleil, les couleurs sont simples, d’autant plus belles.
Malgre le froid, il n'y a pas de porte a l’avion, je plaide coupable a l’accusation de récidive d’émerveillement béat !
12h20, l’instructeur nous envoie en l’air à 3000 mètres.
250km/h en chute libre, concentré d’adrénaline, paysages, mon visage déchire l’air, ouverture, descente, un pur chaos de sensations fortes.
12h25, on atterri, l’adrénaline continue sa course dans mes veines. Infini, inoubliable, splendide, grisant. Les mots sont faibles, presque a en amenuiser la force des emotions... Il vous faudra sauter pour savoir ce qu’est le parachutisme.
Le lendemain matin, petit déjeuner léger : j’ai sandboarding, comme du snowboard mais sur sable. Toujours pour cause de pied bof, je prends l’option allongé et passe tristement des planches de snow a celles de contreplaqué, bouhh.
Coool ! C’est comme sur un tapis volant, mais en planche glissante.
Allongée sur ma planche, j’en relève le devant et me jette dans la pente des dunes !! Ne poser les pieds que pour contrôler la trajectoire, lever le nez, c’est énorme, la sensation de vitesse est excellente, le défilé en accéléré des grains de sable sous mes yeux, c’est génial !! Youuh, a raz du sol je glisse a toute bombe, je décolle sur les petites bosses, et m’en prend plein la figure, les oreilles, me gamelle sur un arrêt raté ! Oups, j’ai du mal relever le bord, ou le lâcher, mais d’un coup cas ma planche part en crabe, je perds le contrôle, me renverse, tonneaux, pour m’immobiliser a un bras des graviers. Schiuu…
France/ Canada
Avant de partir dans le récit des merveilles de Namibie, je vous présente notre petit groupe, formé via Couch Surfing.
En ordre d’apparition : Nico, voyageur français ayant vécu quelques années en Afrique, l’a d’l’expérience ! Lisa, amie de Dave, passionné d’Afrique, nos deux canadiens voyagent depuis Madagascar.
Ca c’est fait.
mardi 13 juillet 2010
Gourance organisatoire
6h00 le matin, je laisse Sébastien et Jeff aux bons soins d’un Jobourg endormi après une douillette étape “machine a laver/vrai lit/ sdb/ sushis ».
Quelques 30 heures de trajet, une course-poursuite avec les douanes, une panne de 2h, 3 changements de bus, plus tard j’arrive à Windhoek, la capitale. On m’avait prévenue, le pays est très largement occidentalisee. Dans la continuité de l’Afrique du Sud, pour être exacte, le choc est donc absorbé d’avance.
Je fais un poil de shopping camping pour le froid du désert namibien, ca me fait encore tout bizarre ca d’aller acheter des affaires de camping. Et saute dans le train de nuit pour aller rejoindre Dave, Lisa et Nico, a Swakopmund.
Arrivee a 5h30 du matin, pas super fraiche, nom du camping en poche, hopfff (le fff c’est l’effet pas fraiche), taxi s’il vous plait. Qui galère à trouver, et me dépose devant un portail électrifié derrière lequel aboie un chien, que je soupçonne d’être gros. Et sur lequel est accrochée une petite pancarte qui dit que la réception ouvre à 7h00.
Hum, seule, mes gros sacs devant et derrière, fait nuit, froid, pas un gardien pour me laisser dormir dans le jardin. Vais devoir attendre 1h30 enfermée dehors ? Une petite voix me dit que j’aurais du appeler la guest pour les prévenir, ca craint cette histoire.
Maissse, maissse, heureusement, j’ai le numéro de Nico, voyageur français que je suis censée rencontrer pour la première fois dans quelques heures. Bon ben petit, on va avancer le planning d’un chouille nous. J’appelle, rappelle, rappelle, jusqu'à le réveiller pour qu’il m’ouvre la porte. Ce qu’il fait gentiment. Merci Nico, encore désolée pour le réveil nocturne.
Quelques 30 heures de trajet, une course-poursuite avec les douanes, une panne de 2h, 3 changements de bus, plus tard j’arrive à Windhoek, la capitale. On m’avait prévenue, le pays est très largement occidentalisee. Dans la continuité de l’Afrique du Sud, pour être exacte, le choc est donc absorbé d’avance.
Je fais un poil de shopping camping pour le froid du désert namibien, ca me fait encore tout bizarre ca d’aller acheter des affaires de camping. Et saute dans le train de nuit pour aller rejoindre Dave, Lisa et Nico, a Swakopmund.
Arrivee a 5h30 du matin, pas super fraiche, nom du camping en poche, hopfff (le fff c’est l’effet pas fraiche), taxi s’il vous plait. Qui galère à trouver, et me dépose devant un portail électrifié derrière lequel aboie un chien, que je soupçonne d’être gros. Et sur lequel est accrochée une petite pancarte qui dit que la réception ouvre à 7h00.
Hum, seule, mes gros sacs devant et derrière, fait nuit, froid, pas un gardien pour me laisser dormir dans le jardin. Vais devoir attendre 1h30 enfermée dehors ? Une petite voix me dit que j’aurais du appeler la guest pour les prévenir, ca craint cette histoire.
Maissse, maissse, heureusement, j’ai le numéro de Nico, voyageur français que je suis censée rencontrer pour la première fois dans quelques heures. Bon ben petit, on va avancer le planning d’un chouille nous. J’appelle, rappelle, rappelle, jusqu'à le réveiller pour qu’il m’ouvre la porte. Ce qu’il fait gentiment. Merci Nico, encore désolée pour le réveil nocturne.
samedi 10 juillet 2010
Sans prevenir
De Tanzanie au Botswana en passant par le Malawi et la Zambie, tout, les routes, les infrastructures, les bidonvilles, les commerces ou leur absence… tout en reflétait les difficultés économiques et traduisait le très bas niveau de vie des populations.
20h00, nous avons passé la frontière Botswana/ Afrique du Sud quelques heures peu plus tôt, et déjà quelque chose me chiffonne, mais quoi. L’éclairage de l’autoroute, l’asphalte lisse & zébré de régulières bandes blanches, les barrières de sécurité entre les voies ont surgi comme de nulle part. Je ne mets pas le doigt dessus tout de suite.
Pause café dans une station service ou les multiples cafés et restaurants aux clinquantes lumières se dressent sur le bord de la route. Portes automatiques, carrelages qui brille, batterie de toilettes en parfait état, papier, chasse d’eau, eau clair coulant sur mes mains, savon, sèche-mains papier et électrique, crème hydrante.
J’en ressors étourdie. Les yeux écarquillés je regarde les rayons approvisionnés, l’aseptisation des lieux, les machines qui marchent, l’absence de personnes me demandant quelques pièces pour manger, j’ai le choix entre machiatto et américain.
C’est ca, le tampon "Afrique du Sud" sur mon passeport est comme le champignon d’Alice.
Comment en si peu de distance peut on passer d’un extrême à l’autre ? Il a une frontière a peine nous choisissions les campings tenus par les communautés locales, frôlions du pare-choc des autostoppeurs chargés de marchandises et d’enfants, ne pouvant même pas acheter un billet de bus pour 20 bornes. Et soudainement je me retrouve dans un endroit qui semble plus occidentalisé que l’Occident.
Ou est l’Afrique, celle des huttes en terre et des minibus de 30 personnes ? La, au nord, a l’est, mais a première vue pas sur cet ilot de développement en noirs et blancs. Je suis perdue.
20h00, nous avons passé la frontière Botswana/ Afrique du Sud quelques heures peu plus tôt, et déjà quelque chose me chiffonne, mais quoi. L’éclairage de l’autoroute, l’asphalte lisse & zébré de régulières bandes blanches, les barrières de sécurité entre les voies ont surgi comme de nulle part. Je ne mets pas le doigt dessus tout de suite.
Pause café dans une station service ou les multiples cafés et restaurants aux clinquantes lumières se dressent sur le bord de la route. Portes automatiques, carrelages qui brille, batterie de toilettes en parfait état, papier, chasse d’eau, eau clair coulant sur mes mains, savon, sèche-mains papier et électrique, crème hydrante.
J’en ressors étourdie. Les yeux écarquillés je regarde les rayons approvisionnés, l’aseptisation des lieux, les machines qui marchent, l’absence de personnes me demandant quelques pièces pour manger, j’ai le choix entre machiatto et américain.
C’est ca, le tampon "Afrique du Sud" sur mon passeport est comme le champignon d’Alice.
Comment en si peu de distance peut on passer d’un extrême à l’autre ? Il a une frontière a peine nous choisissions les campings tenus par les communautés locales, frôlions du pare-choc des autostoppeurs chargés de marchandises et d’enfants, ne pouvant même pas acheter un billet de bus pour 20 bornes. Et soudainement je me retrouve dans un endroit qui semble plus occidentalisé que l’Occident.
Ou est l’Afrique, celle des huttes en terre et des minibus de 30 personnes ? La, au nord, a l’est, mais a première vue pas sur cet ilot de développement en noirs et blancs. Je suis perdue.
vendredi 2 juillet 2010
Bouletisation
J'allais oublier : au moment où je monte dans la voiture, je marche sur la valve de la roue de secours, et l’explose. Oups, oups triple oups
Comme ca et rien d'autre
Une roue de secours en moins ou en plus, le trajet ne change pas, l’objectif est toujours Kasane.
Passage de frontière en 2.12 minutes, papiers, tampons, jeep sur le bac, (les rives de la Zambie ne sont qu’a quelques mètres de celles du Botswana) re-papiers, re-tampons hop hop on est au Botswana.
Lumière oblique de début d’après-midi, l’endroit, les personnages, les parfums, tout est différent mais les images de « l’Amant » me reviennent d’un coup.
Il y a un camping en ville, ou (put.. de moustiques de poisse) Jeff propose de nous déposer, en même temps qu’ils vont aller planter leurs tentes dans le bush le plus complet en dehors de la ville et qu’on peut venir si on veut.
Youuuu du camping sauvage !! Ou keske ce kon signe??!
Les forces vives par ordre d'apparition: ZB, Laura, Jeff, Sebastien.
Cap: la ou personne n'est. Direction opposée a toute civilisation, sur des pistes de sable, avec Laura debout sur les sacs, nez au vent, baissant la tête pour éviter les branches, rien ne résiste au Hog (c’est la jeep) : on passe partout, entre les arbres, sur les troncs, les trous. Les mecs cherchent l’endroit avec comme critères : se rapprocher au max de la vie animale, être près d’un arbre, avec du plat pour les tentes de tout le monde.
4x4 arrêté, on fait un tour d’horizon, deux par deux c’est obligatoire, pour s’assurer que l’endroit est ok. Perso a part le plat pour les tentes et voir un arbre comment vérifier le coté ok de la vie sauvage : absolument aucune idée.
C’est la première leçon : un éléphant passe à 15 mètres de nous. Jeff et Sébastien tout excités décident de planter le camp ici, la, maintenant. Ok les gars. Ne me demandez pas pourquoi j’ai confiance en ces deux la et dormir au milieu de nulle part ne me fait pas peur du tout. Et comme la ville n’est qu’à 10 minutes de voiture je me dis que les grosses et très dangereuses bêtes ne rodent pas trop dans le coin.
Tentes montées, la mienne aussi proche de la lumière du feu que possible, quand même, léger murmure de la nature, le feu prend doucement. En face a face avec le grand disque rougeoyant, les plaines s’enflamment au loin pendant que les sourires se tatouent.
La cuisine ne se fera qu’au feu de bois, que je relance vaguement au petit matin pour y caler la bouilloire. Et préparer un vrai café doucement bu au rythme des pages de mon livre en attendant que tout le monde se réveille.
La veille, chacun dans sa tente, je déguste tranquillement mon Kit-Kat quand une sorte de ‘hoh hoh’ résonne dans les environs. Et alors ? Un deuxième, auquel Jeff donne une origine : c’est un lion. Ah oui ? Avalage de Kit-Kat en 2/2, léchage le papier a fond et planquage sous toutes mes affaires. Manquerait plus que je me fasse croquer pour un malheureux papier de chocolat !! Je dors comme un bébé, mais quand même, c’est un lion.
Et le ton du voyage.
Sortis du bush entiers, la voiture y a laissé une plaque d’immatriculation. Oups. Demi-tour, remontée de nos traces, ratissage du site (en criant tous les 6 mètres qu’on est encore en vie) pour ne pas la retrouver. Trouvons un faiseur de plaques d’immatriculation pour hier. Tourner, chercher, virer, pour dénicher sur le bord de la route le magasin mobil-home ou une minette nous fera la plaque dans l’aprèm.
Pendant lequel, assise sur le toit de la jeep, le soleil me chauffe les épaules et me brule les yeux, la vie passe au ralenti autour de nous ; et l’Afrique me coule dans les veines.
Kasane est plantée sur les bords de la Rivière de Chobe, magique abri d’un des plus beau mélange de vie animale qu’il m’ait été donné de voir.
Le bateau file entre les ilots de terre ou dorment des hippopotames, un verre à la main, je me noie dans un tourbillon d’émotions. Incroyable sentiment d’être bénie des anges me submerge. Qu’est ce que j’ai fait pour me retrouver la, moi, au milieu de cette sérénité belle a couper le souffle ?
Le spectacle du soleil tombant en pluie dorée sur l’eau m’hypnotise toujours autant. Appareil photos au fond du sac, installée tout a l’arrière, cachée derrière mes lunettes noires, Sade en fond sonore, la bulle s’est formée ; je ne parle pas, n’entends pas, je suis seule au monde. C’est un moment de magie absolue ou tout n’est que paix, équilibre et splendeur.
Today c’est vrai camping, il est temps de prendre une douche. Et pendant que les hippo se marrent de l’autre coté de la barrière j’aimerais regarder les étoiles depuis mon lit mais mon sac de couchage est trop fin pour enlever la protection pluie de ma tente. Tant pis je me lance, et m’endors la voie lactée d’un planétarium imprimée sur les rétines.
Au petit matin, les branches se découpent en ombres doucement balancées au dessus de ma tête. Réveil sourire.
Nous laissons Laura a Kasane, et moi je m'incruste avec l'Agence tous risques!!
De couchers de soleil admirés du toit de la jeep, en nuits a la splendide étoile, nous traversons le pays du nord au sud : les centenaires Baobab de Baines, la mystérieuse et historique Kubu Island, les lunaires Makgadikgadi Pans, Kaza International Peace Park, Moreni Reserve Game, et des kilometres et des kilometres sans croiser plus de vie qu'un mec dont le pick-up a les 4 pneus a plat.
A part les quelques nuits en camp, nous sommes complètement coupés du monde, les règles sont de ne pas être a plus de 2 jours de marche de la civilisation et économiser l’eau. Et decristalisons franchement : quand on se gratte ca fait des traces blanches sur la peau et un surlignage noir sous les ongles. On est sales, vraiment sales, mains noires irrecuperables, et on mange ave les doigts :). Mais on s’en fout, dormir sur un lac de sel, tente accrochée à un jerricane d’essence et la boite à outils a cause du vent, dans la savane, dans le bush… en écrivant les images me reviennent en rafale, autant d’endroits et de moments inoubliables.
Comme cette arrivée de nuit dans un parc ou les oryx nous accueillent élégants et noblement immobiles dans la lumière des phares, l’horizon le plus plat jamais vu nous cerne, David Bowie nous crie « ch, ch, ch, ch, changes, turn and face the strange » et nous on fait les cœurs. Pur moment d’exaltation en rafale dans la cabine du Hog ! La nuit, les étoiles, la piste, la nature, tout est a nous.
Et aussi comment j’ai rapidement appris a n’écouter mes petits besoins personnels qu’en pleine lumière du jour, si possible milieu peu boisé, ou a faire le rouleau de printemps en attendant le lever du jour .
Because pour les nécessités dans la nature, il faut
1 chercher un endroit tranquille mais pas trop loin de tes potes en cas de pépin,
2 creuser un trou
3 c’est le moment perso, ne pas oublier pas de regarder en l’air
4 reboucher le trou et bruler le papier
5 se rhabiller
Ca prend bien 4 minutes tout ca, et pendant ce temps la, croyez moi si vous le voulez mais les bêtes elles s’en tapent royal que « tu soilles bermuda aux chevilles à zyeuter sur 360 degrés, frontale en phares, papier sous le bras-pas dans les poches ca retarde- hache a portée de main ».
Déjà qu'en plein jour Jeff me tendait la hache en disant le plus sérieusement du monde : « tu ne vas pas loin (10 pas), et si un truc genre lion arrive tu coures devant lui en tenant la hache au dessus de ta tête et en hurlant le plus fort possible ». Hum, huuuum ok, j’y vais, ouais, j’y vais, ouais ouais, ouais, han, pff, mmm est ce que j’ai vraiment envie ? Ouiiiiii
Et je flippe, c’est la sudation de l’année les enfants, enfin jusqu’au lendemain.
Nuit tombée, j’en peux plus, pas moyen d’attendre jusqu'au matin.
Je dépasse a peine la jeep, m’en fous, léger creux très vite fait du bout du pied, panicometre a bloc, j’arrive a peine à faire ce que je suis venue faire, et au dernier cran du trouillometre je renfile mon short sans défaire les boutons et la c’est le drame !
La fermeture éclair saute, busheuse réparation à la pince coupante, elle tient toujours.
Seuls au monde en mode bush !
Sans oublier les blaireaux de miel : genre de très très grosse moufette. Petit diner tranquille dans un vrai camping, les caisses de provisions déchargées a l’arrière de la jeep quand surgit un de ces trucs. Qui ne tourne même pas la tête quand on tente de l’éblouir. Comme une gosse je fais « Oh le gros chat, l’a l’air mignon !! » & les garçons de répondre « tsst pas touche, quand cette bête s’approche tu lui laisses ton steak, c’est hyper agressif ».
« Ah bon ? Ben faudrait peut être faire quelque chose, par ce qu’ils sont deux maintenant, et qu’ils ne sont plus qu’a un tout petit sniff de nos provisions guys ! » les assiettes de voler et nous de courir ranger la bouffe en catastrophe !!
Impressionnantes bestioles; défoncent les poubelles, les sacs, pas mettre un doigt dit donc.
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| photo Jeffrey Barbee |
Ces legeres considérations mises a part, nos journées émerveillées trouvent rapidement leur rythme de croisière : réveil ensoleillé de petit dej œufs brouillés sur toast, farniente caféiné, repliage de tentes, pousser le Hog pour le démarrage, charger le Hog, prendre un autre fabuleux chemin, route faite au compas et a la carte, plein les yeux, plein les yeux, croiser le chemin d’un troupeau de 40 éléphants, retourner leurs œillades de biches aux girafes, garer la jeep sur une colline, coucher de soleil apéro, monter le camp (attention au suivi des critères), petites mijotades sur feu de bois, coucher étoilés dans la chaleur du duvet, endormissement aux murmures de la vie nocturne…
L’Afrique, tout du moins ce que j’en ai vu est contradictoire, envoutante, enrageante, pleine d’espoir, divisée, pieds et poings liés en même temps qu’au seuil d’un infini de possibles.
Tout cela ne cesse de me trotter dans la tête, je voudrais apprendre son histoire, la comprendre un peu, alors a chaque nouvelle rencontre je questionne, creuse pour grappiller ca et la des pièces du puzzle. Oui je sais, il y a les livres aussi, mais sur place autant profiter de l’humain. Et avec Sébastien et Jeff j’ai trouvé d’inépuisables réponses : journaliste et photographe en l’Afrique Australe depuis longtemps, j’adore les écouter. Politique, environnement, racisme, histoire, tout y passe. Loin de constituer des arrêts d’opinion, je construis mon idée petit a petit.
Moi j’irais au bout du monde comme ca.
L’idée Botswana était de passer la nuit à Kazane, rejoindre l’Okavango pour quelques jours avant de passer en Namibie. C’est complètement raté, et tellement bon.
Jeff, Sebastien, if you ever read this, amaizing is still soft to say how good it was!!
Jeff, Sebastien, if you ever read this, amaizing is still soft to say how good it was!!
Bye Truck Chik
ps: j'estampille les photos de Jeff par ce que c'est un peu son travail quand meme, et si vous voulez en voir plus aller faire un tour sur http://jeffreybarbee.blogspot.com/
Les rivières d’Afrique c’est pas les marais salants de Guérande
Juste avant de monter dans le bateau pour la croisière sur Chobe River, je tombe et m’écorche les mains. Une fois dans assise, je me penche et me lave consciencieusement les mains par –dessus bord. Sous les regards ahuris de tout le monde. Ben quoi ?!
« Ne laissez surtout pas trainer un orteil ou un cheveu dans l’eau, c’est infesté de crocodiles » dit le guide.
« Ne laissez surtout pas trainer un orteil ou un cheveu dans l’eau, c’est infesté de crocodiles » dit le guide.
jeudi 1 juillet 2010
Les Chutes Victoria, Livingstone, Zambie 1-2 juillet 2010
Apres des heures et des heures de bus arrêt a Lusaka, capitale de la Zambie, avant de reprendre vers Livingstone. Nid douillet des Chutes Victoria.
De Nkata Bay je voulais faire un trek sur le Mont Moulanje, au sud du Malawi. Et puis en fait non, zappage-filage droit sud/ sud-est toute bombe sur la Zambie !! Avec de Laura, américaine croisé a l’hôtel qui va dans le même sens.
Et la je m’e prise pour Jésus Calendaire : voyage allongé de 4 mois, réussite totale. Mais j’ai pas bien réussi le Jésus économique : y a que les dépenses à réagir au multiplié. Effet cause à conséquence : la bonne fée marraine s’est penchée sur mon dortoir et l’a transformé en tente de camping. Avec sac de couchage, l’est trop gentille la bonne fée.
Voila, voila, je réussi à monter la bête, et même a y dormir comme un bébé.
Avant d’aller me laver les pieds dans un des plus grands pédiluves du monde : les Vic Falls. Le ciel gris rend les couleurs moins éclatantes, mais n’ôte rien au spectaculaire, grandiose, assourdissant paysage.
A la frontière avec le Zimbabwe, des mers entières se déversent des a pics en un bouillon aveuglant. Mon poncho en plastique enfilé, je prends les photos appareil coincé dans ma capuche et pendant que des fous sautent a l’élastique depuis le pont rejoignant le Zimbabwe, moi je profite sourire beat derrière mes lunettes version « casserole de pâtes ».
Avant de courir boucler mon sac et sauter dans la voiture de Jeff et Sébastien. C’est la bonne fée marraine qui les a rajouté dans son tour de baguette, et ca c’est encore mieux que le bus a siège inclinable / toilettes chimiques!
J’ai rencontrés Jef, américain vivant a Jo’burg, la veille au café internet ; il voyage avec son pote Sébastien jusqu'à Jo’burg. Entre deux papotages il propose de me déposer à Kasane (Botswana), c’est sur leur trajet et il y a de la place dans la voiture. Why not ma foi. De cafés late en machiatto il m’invite ensuite à partager leur diner. Enorme bbq sur les bords de la rivière!!!
Et au dessert, c’est denichage de crocodiles et autres merveilles a la lampe torche. Et comme le camp n’a pas de barrières, voila c’est fait j’ai peur ! Je rentre à mon camping, il est 2h30 du mat, le vin me tourne la tête, et j’ai une bassine entière de lessive à finir…
12h00, je jette mon sac et ma tente (fais en 15 mn chrono) a l’arrière du 4x4, Laura vient avec nous, c’est parti pour le Botswana.
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