vendredi 23 juillet 2010

Ineffable Epupa Falls

La frontière avec l’Angola.

3 continents, les chutes d’Iguaçu, les chutes Victoria, des chutes en veux-tu en voila de la Birmanie a la Tanzanie, les plus importantes en termes de volume, de taille, de hauteur... Tant et si bien qu’à la fin une chute d’eau ben c’est comme ta baignoire mais en plus grand. Pas de quoi défriser un caniche.



Pour commencer, le trajet d’Opuwo a Epupa. On nous avait dit qu’avec notre ch’tite berline normale et citadine c’était absolument impossible d’y arriver. Poulaillers (a ce stade c’est plus du nid de poule), lits des rivières, pierres, hasardeux approvisionnements des stations service sur la route (des gens m’ont dit avoir du faire 200km pour remplir leurs jerricanes) conditions climatiques… on nous donnait pour dévorés par les vautours en moins d’un jour a 10 vs 1.

Et ben que nenni monsieur !! J’ai peut être un peu tapé le bas de caisse ou le pare choc, ou les deux, suis partie en crabe dans les lits de rivières, et j’en passe mais a 50/h on y est arrivés entiers voiture comprise !

Ca c’est pour l’office du tourisme a pigeons qui voulait gentiment nous organiser la journée a 1200 dollars nbs/ tête au lieu des 100 de carburant que ca nous a couté… nous aurait pris pour des pâtés que ca me surprendrait pas.


Pour en revenir a ma poétique image canino-capillaire : la je lui en aurais fait un lissage japonais au fien-fien.
Tente plantée porte face aux collines d'Angola, de l’autre cote du fleuve, pas sous les cocotiers c’est dangereux. Je savoure le coucher de soleil depuis les hauteurs de la terrasse avec pour B.O le murmure de l’eau. C’est koi ce ki diz au club de la mer médiane ? Le bonheur si je veux ? Hum, ici pas le choix, on est heureux, même malgré soi.





Idyllique promenade. Au fur et à mesure l’oasis parsemée de baobab et bordée par la jungle se transforme. Tels des sentinelles, les baobabs s’accrochent aux falaises et donnent a ce paradis une touche immortelle. Les cascades se multiplient avec les affluents, et des bouillonnements il ne reste qu’un apaisant bruissement pour animer les plages désertes.


Dave est perché sur la colline depuis ½ heure déjà, je pars le rejoindre pour voire s’il va bien. Il va bien, très bien même. Une seule chose me reste à faire pour le rejoindre définitivement : me retourner sur le paysage, m’asseoir en paix et me laisser envahir par l’indescriptible. Effleurer la plénitude, sentir l’étrange chose qu’à elle seule la nature puisse vous rendre amoureux.

Je tente mais les mots restent faibles, c’est trop intense et unique. Je souhaite seulement que chacun d’entre vous puisse avoir le bonheur de l’expérimenter un jour.



J’ai souvent eu comme question « est ce qu’il n’y a pas des fois ou tu aimerais partager ce que tu vis avec tes proches plutôt qu’avec des gens que tu connais a peine? » la réponse est oui mille fois oui. Même si ce n’est pas la majorité des situations, il est des moments ou le plus beau serait d’avoir quelqu’un que j’aime a mes cotés. Celui la en est un, alors a défaut de présence me restait la voix.

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