De Tanzanie au Botswana en passant par le Malawi et la Zambie, tout, les routes, les infrastructures, les bidonvilles, les commerces ou leur absence… tout en reflétait les difficultés économiques et traduisait le très bas niveau de vie des populations.
20h00, nous avons passé la frontière Botswana/ Afrique du Sud quelques heures peu plus tôt, et déjà quelque chose me chiffonne, mais quoi. L’éclairage de l’autoroute, l’asphalte lisse & zébré de régulières bandes blanches, les barrières de sécurité entre les voies ont surgi comme de nulle part. Je ne mets pas le doigt dessus tout de suite.
Pause café dans une station service ou les multiples cafés et restaurants aux clinquantes lumières se dressent sur le bord de la route. Portes automatiques, carrelages qui brille, batterie de toilettes en parfait état, papier, chasse d’eau, eau clair coulant sur mes mains, savon, sèche-mains papier et électrique, crème hydrante.
J’en ressors étourdie. Les yeux écarquillés je regarde les rayons approvisionnés, l’aseptisation des lieux, les machines qui marchent, l’absence de personnes me demandant quelques pièces pour manger, j’ai le choix entre machiatto et américain.
C’est ca, le tampon "Afrique du Sud" sur mon passeport est comme le champignon d’Alice.
Comment en si peu de distance peut on passer d’un extrême à l’autre ? Il a une frontière a peine nous choisissions les campings tenus par les communautés locales, frôlions du pare-choc des autostoppeurs chargés de marchandises et d’enfants, ne pouvant même pas acheter un billet de bus pour 20 bornes. Et soudainement je me retrouve dans un endroit qui semble plus occidentalisé que l’Occident.
Ou est l’Afrique, celle des huttes en terre et des minibus de 30 personnes ? La, au nord, a l’est, mais a première vue pas sur cet ilot de développement en noirs et blancs. Je suis perdue.
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