dimanche 13 juin 2010

Nkata Bay, Malawi,

Village touristique sans l’être, Nkata Bay borde la baie principale (sorry c redondant) qui abrite le port, la vie du lieu en général, puis la cote se dentelle en succession d’autres baies plus petites et translucides. Deux rues principales, les marches, un stade de foot, quelques resto, bars, supermarchés... tout est la concentré, qui semble enchevêtré mais ne l’est pas. Les gens sont souriants, paisibles et toujours aussi gentils.

L’idée est de partir avec Raja et Nicolas longer les bords du lac en canoë pendant 2/3 jours, camper sur les plages désertes, diner de bbq, regarder les étoiles… un guide du coin avec nous essayons d’organiser le tour nous dit qu’une américaine sera surement du voyage. Américaine qui se révèle être une canadienne rencontrée un mois plus tôt en Tanzanie. Même si les routes que l’on empreinte en voyageant sont souvent les même, ca reste surprenant de retrouver des têtes connues d’un pays a l’autre.



Par un truchement qui reste un peu obscur à mes yeux les canoës se sont transformés en bateau à moteur. Mais on est dedans c’est ce qui ce compte, fendant les eaux vers le sud.

Nourrir les aigles pêcheurs, c’est facile, tu siffles, lances le poisson, et regardes le roi du ciel voler et saisir sa proie en quelques secondes.

Sauter depuis les rochers, 4 mètres environ ; j’ai l’estomac retourné au premier saut, mais cette petite dose d’adrénaline est bienvenue après des mois à jouer baleine sur canapé !! J’y retourne, me tâte 5 bonnes minutes sur plonger ou pas. La décence m’obligera à sauter pour ne pas laisser mon maillot à la surface…

Construire un backgammon en coquillages, pierres et bouts de bois, les doigts dans le nez. Expliquer les règles aux enfants qui ne parlent pas anglais, mfm po facile. Jouer a leur faire peur en faisant les gros yeux, ultra easy. Ils sont marrants.

Faire du canoë traditionnel du coin : tout un sport ma foi. Les pêcheurs glissent sur l’eau a l’aise, limite se roulant une cigarette… Oui mais voila : rien que monter dedans demande des études, ne pas se retourner, le faire avancer, en choisissant la direction, en descendre, ca fait autant d’autres niveaux requis. C’est po facile dites donc!!


Attention, la je m’adresse aux générations Drôles de Dames et séries des 80’s : vous vous rappelez les motards qui sauvaient le monde de la circulation? Eh ben on a rencontré un vrai policier qui s’appelle vraiment Cheeps ! Il vit tout seul avec son chien, dans une cabane toute décatie, perchée en haut d’un chemin. Son visage est parcheminé de soleil, et son sourire allume des lumières dans ses yeux. A peine présentés il nous offre ses plus beaux tabourets, pots de peinture retournés, nous invite à prendre le the au lait, des cacahouètes. Nous raconte un peu sa vie, pas très clair d’ailleurs mais bon, heureux je suppose de voir des gens d’ailleurs, qui écoutent ses histoires, passent un peu de temps avec lui. Très probablement dans l’espoir de recevoir quelque chose en échange, mais sans le faire sentir. Il nous sort ses vieux livres, comme un grand-père qui raconterait les mêmes nostalgies a chaque visite.
Il descend sur la plage un bon moment après nous, pour nous donner son adresse. Et attendre tranquillement a quelques mètres qu’on lui propose de diner avec nous. Rusé renard!



Petite mésaventure : le soir on a laisse les paréos, serviettes, maillots à sécher sur le balcon du bungalow. Le lendemain tout a disparu, ainsi qu’une bonne partie du linge que les gens avaient laissé pour lessive.

On papote avec les responsable voire ce qu’il propose histoire de récupérer la chose. Et après nego il propose de nous offrir l’addition totale du premier jour + second matin + une nuit gratuite. Entre nous soit dit ca ne s’élève a rien par rapport a ce qu’on a perdu dans l’histoire. Raja et Nicolas se sont fait voler quasi tout leur sac pour commencer. Ok pour sa propale, ce n’est pas le boss et bon ca ira. Sauf que quand la boss revient de vacances 3 jours plus tard elle ne s’excuse même pas, et a le culot de dire que c’est n’importe quoi d’avoir fait ca. Un personnage a elle toute seule ma foi.

Depuis qu’elle est rentrée de vacances avec sa famille, on a plus l’impression d’être chez les gens et de déranger qu’a l’hôtel. Moyen bof je dis.



Ah oui, ici, le Beach boy est très facile à repérer, a cause de son nom. Entre Boops, Gin Fizz et autre Sex on the Beach ils ont du faire tourner la carte des cocktails un dimanche soir de bourre-attitude, je vois que ca.



Si le village grouille de partout du matin au soir, a partir de 20h00 les rues deviennent le territoire des mecs bourrés, pas méchants en soi ca va.



De toute façon en cas de débordement la prison est juste au coin de la rue ! Devant le terrain de foot, la prison siège. Les prisonniers sont dans la rue durant la journée -repérables facilement car ils ont un uniforme blanc- sans menottes ou autre, accompagnés d’un garde armé, et encore ca a l’air d’être plutôt pénard comme détention !

Les jours de match de foot ils s’agglutinent autour du terrain avec tout le monde. La foule est plus intéressante que les matchs d’ailleurs : cris, hurlements, liesse ! Ils vivent les équipes locales à 200% les p’tits gars. Et a chaque but c’est invasion totale du terrain, festival en direct. Jusqu'à ce qu’un type les renvoi hors lignes armé de son bâton et coiffé d’un grand chapeau bariolé !

Fait étrange, tout le continent semble vibrer Coupe du Monde d'un seul homme, et pourtant ils programment les matches locaux aux mêmes heures que ceux de la Coupe. Qui se regardent dans les petits boui-bouis locaux avec les gens du coin ! Beaucoup plus drôle et anime qu’a la guest ou les gens font leur journée en fonction des matchs et sont aussi enthousiastes qu’un parc a moules a marée basse pendant le jeu…Vas comprendre Charles.




Perso en termes de recommandations, je dirais pas le Butterfly bazar (me souviens plus du nom exact), on y a passé deux nuits, et la minette te fais sentir que le back-packeur c’est juste pour arrondir les fin de mois, sinon elle s’en passerait bien… et le Big Blue, excellent sous la tutelle de Jack, après lui je ne sais ce qui se passera, il doit déjà en être parti d’ailleurs.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire