lundi 7 juin 2010

De Chitimba a Nkata Bay en passant par Livingstonia.

Deux jours à lézarder à Chitimba sur les bords du lac c’était le mini-maximum syndical pour se remettre du trajet depuis Dar, surtout que les Pieds ne passent pas par la: que du bonheur!! Un peu de lessive, un peu de plage, pic-nic façon romanos sur la plage. A posteriori ca ne devait pas être très beau a voir tout ca : on mange sur nos genoux, avec les doigts, tous les jours, sans même laver les légumes, notre unique couteau, un canif, n’a pas vu d’eau depuiiiis.. je préfère ne pas y penser.

Un couple de back-packeurs serbes, la 50taine, nous raconte leur voyage depuis l’Egypte, sont beaucoup plus aventureux dites donc, je me sens bien chochotte d’un coup!!

Sur la plage pas moyen de s’allonger sur son paréo avant d’être entourée de gosses qui me demandent de l’argent, mon livre, des crayons, mes lunettes… et d’ado qui veulent te vendre tout et rien.

Prochaine étape Livingstonia, village perché sur la colline, a l’entrée du Plateau Nkya, il parait que l’atmosphère y est envoutante. Moins charmants les 10 kilomètres de semi-escalade, plein soleil, 38 degrés, sacs a dos. On stoppe un pick-up sans même demander un prix : s’en fou même 1000 kwatcha on te les file, c’est trop dur !

La première guest qui passe on la prend, en peu pluchh.



Accrochée au flan de la colline, la Mushroom Farm est construite entre les arbres, des petits hamacs ca et la, le bar surplombe la baie, économie oblige, on partage une tente. Qui donne sur la baie  Et toujours economie oblige, le régime sandwich avocat-tomates est le même. Jusqu'à ce que je cède en voyant et humant les diners que le proprio cuisine ; le lendemain les économies on s’en fout, a table !


Petit tour aux chutes d’eau, longue promenade a travers champs jusqu’au village même de Livingstonia, pour découvrir que c’est parfaitement comme n’importe quel autre village. Et comme « font font font les petites marionnettes » trois petits tours et puis on s’en va, retour a la guest pour une écrasante victoire de la française sur le français au Puissance 4.Ou pour aller se percher au sommet de la colline, dominer le lac l’espace d’un instant de mégalomanie, et embrasser une vue de rêve. Une de plus a mon palmarès de l’année, qui n’empêche je me sente toute petite ici aussi. Et que je passe une moitie du chemin à flipper a cause des serpents et des scorpions (c’est dingue comme des fois l’innocence de l’ignorance maintient la paix de l’esprit : apprendre a posteriori que le chemin de la guest au village de Livingstonia était tout aussi pourri de bestioles ne m’a rien fait) et l’autre à me gratter et extirper de mon bermuda des espèces d’épines qui se fourrent absolument partout !! Ai fini bermuda aux chevilles pour n’en avoir que la moitié… ahh ca graeetteuh.

Aller hop il est temps d’aller voir a Nkata Bay comment c’est ! Je continue à voyager avec Nicolas.

En chemin etape obligatoire a Mzuzu, ou on choisi une sorte de YMCA, mais dans l’enceinte d’une église. Pas d’eau ni d’électricité, mais ca devrait revenir ce soir il parait, en attendant le chargé des lieux nous donne des torches. On est dans une église, il y a un couvre-feu : 19h30. Panique a bord, ce soir il y a match (oui la je suis dans la période c’est cool la coupe du monde), et de toutes façons ni le concept de couvre-feu ni celui de 19h30 ne m’arrivent complètement au cerveau. Plan A, discuter avec le gardien pour qu’il nous laisse rentrer plus tard. Plan B, le mur n’est pas si haut, il se saute en 2 secondes 12 ! Juste avant de ressortir, un long couinement de porte suivi d’un bruit de trousseau de clefs réveille tout le bâtiment. Gloups, ca fait un peu film de fantôme tout ca dans le noir, brrr.
En ville on retrouve Raja, voyageur suédois connu dans le train, puis recroisé a Chitimba et Livingstonia. Vous vous rappeler du « Radio-bière-foot » des Robins des Bois ? On y est presque, cette fois-ci au Golf club de Mzuzu. Pour ceux qui connaissent le mouvement des Sapeurs, l’endroit en est plein et c’est excellent à voir. Tels des dandys parisiens mais version Sapeurs tanzaniens, j’adore leur allure un peu fière cabotine de bons garçons !

Le plan A suffira à nous faire rentrer à l’hôtel, par contre Raja et Nicolas ont démarrée sur ce bruit de porte à l’hôtel pour passer le diner à raconter des histoires qui font peur. Et moi j’excelle pour me faire des films à la con, du coup quand je m brosse les dents je n’ose pas regarder la fenêtre de peur qu’une tête apparaisse dans la nuit. Je sais, les monstres et autres esprits n’existent pas, mais quand même des fois je n’y peux rien je suis morte de trouille, alors je me cache sous les draps anti-balles !!

Let’s go disco, Nkata Bay nous voila enfin, les poches pleines de cash et le sac plein de courses, il parait qu’il n’y a pas de distributeurs et que a part tomates et oranges vertes on ne trouve rien là-bas.

Ps : eau et électricité ne sont jamais revenues.

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